Projet phare de Joseph Segura et son équipe, les Jardins familiaux de la corniche d’Agrimont sont désormais opérationnels. Quinze parcelles ont été attribuées par tirage au sort à des Laurentines et Laurentins, tout heureux de pouvoir cultiver leur petit potager. Une seizième parcelle dite “pédagogique” est consacrée aux scolaires.

“Nous souhaitons que ce site en friche, situé sur la partie basse de la corniche d’Agrimont, devienne un lieu d’échanges et de rencontres, un nouveau centre d’intérêt pour le quartier. C’est pourquoi nous allons créer des jardins familiaux à destination des familles laurentines.” En 2020, le maire de Saint-Laurent-du-Var, Joseph Segura, avait jeté les bases d’un projet qu’il souhaitait attractif et exemplaire. Depuis quelques semaines, ce beau projet est devenu concret. Après une série de travaux et d’aménagements importants (voir encart), les Jardins familiaux ont ouvert leurs portes et ce sont quinze parcelles qui sont désormais à la disposition des Laurentines et Laurentins, préalablement sélectionnés par tirage au sort.
Dans leur potager, ils peuvent cultiver des légumes, des fruits ou des fleurs, tout en respectant une charte qui définit les modalités d’utilisation. Pour exemple, l’usage de produits chimiques est strictement interdit, tout comme la plantation d’arbres. Il est également interdit de faire un usage commercial de ses récoltes, qui doivent uniquement servir pour les besoins des propriétaires des parcelles et leur famille.
Créer une communauté des jardins familiaux
Mais bien au-delà de l’utilisation individuelle des parcelles, l’objectif est bel et bien de créer du lien, d’initier des échanges amicaux entre les « jardiniers ». Échange d’idées, entraide et convivialité sont les maîtres-mots des Jardins familiaux. “C’est dans cet état d’esprit qu’a été pensé ce projet, abonde Thomas Berettoni, premier adjoint et porteur du projet. Nous souhaitons d’une part offrir la possibilité à des Laurentines et Laurentins de cultiver et d’entretenir leur petit bout de jardin, mais nous avons aussi cette volonté de créer une communauté autour des jardins familiaux.”
C’est notamment dans cette optique qu’une première journée d’échanges autour du jardinage a été organisée, en présence des occupants des différentes parcelles et des élus, parmi lesquels Éric Bonfils, nouvel adjoint à l’environnement, au développement durable et au cadre de vie.





Un projet qui s’étend sur 3 000 m²
Le projet global « Jardins familiaux corniche d’Agrimont » s’étend sur environ 3 000 m². Si le cœur de ce projet réside dans les 16 parcelles (dont une pédagogique), d’autres aménagements ont été réalisés. Ainsi, le site a été équipé d’un parc de jeux pour enfants, de toilettes sèches et d’un bassin d’infiltration des eaux pluviales.
Concernant la végétalisation du lieu, plus d’une trentaine d’arbres et essences ont été plantés. Avec une particularité : toutes les variétés présentes sur le site des Jardins familiaux ont quelque chose de comestible. Il y a bien entendu des arbres fruitiers et agrumes, mais également des essences méditerranéennes dont les feuilles peuvent être infusées ou servir pour cuisiner. Ce projet fait d’ailleurs figure de référence dans le domaine des Jardins familiaux.
Il a également été l’occasion de repenser le stationnement du secteur. Un parking de 800 m² a été créé avec des places pour véhicules électriques et des places PMR. Parallèlement, le stationnement a été réaménagé le long de la route.

Paroles de jardiniers
Océane Beyer (28 ans) :
« Mes parents habitaient à la campagne et je les ai toujours connus en train de jardiner dans leur potager. Ce côté nature, c’est ce qui me manquait. Avec mon conjoint, nous habitons dans le quartier des Pugets mais nous n’avons pas suffisamment de superficie pour avoir notre propre potager. Du coup, j’ai été très heureuse d’avoir pu obtenir cette parcelle sur les jardins familiaux. C’est ce que j’appelle « la campagne en ville ». Non seulement, nous allons apprendre à jardiner, mais en plus, il y a une certaine fierté à préparer des repas avec ce que nous cultivons. Pour l’instant, j’ai planté des tomates, des poivrons, des fraises, des herbes aromatiques… Ma parcelle, je vais la bichonner (rires). »

Nicolas Cautillo (39 ans) :
« La première de mes motivations lorsque je me suis inscrit pour avoir une parcelle aux jardins familiaux, c’était de pouvoir montrer à mon fils de 8 ans comment on cultive un potager. Je voulais lui transmettre ce que j’avais appris, notamment avec mes grands-parents. J’habite aux Rascas et même si je suis en rez-de-jardin, je ne dispose pas d’un espace suffisant pour faire un vrai potager. Ça a donc été pour moi une véritable opportunité. Nous avons déjà planté des tomates, des courgettes, des aubergines, des poivrons, des salades, des patates douces, des potimarrons, ainsi que du cassis et de la framboise et des aromates. J’ai également installé l’arrosage automatique. J’amène toujours mon fils avec moi. Je préfère le voir manipuler la terre que de le savoir devant un écran. En plus, il a plein d’idées : on a par exemple construit ensemble un épouvantail. »

